"Sur le principe des dommages et des paradoxes de votre proposition :

Nous vous avons interrogé, et le faisons à nouveau sur l’intérêt, la plus-value que pourrait amener, à l’association ainsi qu’aux salariés la redéfinition de la représentation du personnel que vous proposez. Nous attendons toujours vos arguments. De notre côté nous argumentons, et faisons la démonstration des effets néfastes de votre proposition :

  • Tout d’abord pour l’association : en favorisant l’indépendance des établissements comme vous le faîtes, vous fragilisez non seulement le lien entre la direction générale et les différents établissements et services, mais vous remettez aussi en cause l’existence même d’une direction générale, ce qui, à l’aune de sa fragilité et de sa relative efficacité, pourraient avoir des conséquences fortement dommageables pour le siège et pour l’association. N’oublions pas que ce sont ces établissements que vous considérerez comme autonome qui financent le service que vous dirigez, et votre proposition ne pourra qu’inverser le sens des influences efficaces, à savoir de la direction générale vers les établissements, pour à terme remettre en cause son coût puis bien sûr son existence. Toute organisation affirme son identité et sa cohésion par une instance dirigeante forte, pas forcément autoritaire, mais forte en idées, en valeurs et en propositions. Donner une autonomie totale aux établissements, c’est faire un bond en arrière de 10 ans, et aller à l’inverse de tout ce qui s’est passé depuis la date où le conseil d'administration a décidé de renforcer l'Areram en créant une direction générale. Nous voyons aussi une énorme contradiction entre ce que vous martelez depuis des années, à savoir la nécessité d’obtenir des financements plus important pour le siège social, quand, dans le même temps vous développez la notion d’autonomie des structures et ainsi la fragilisation du siège.

  • Pour les salariés : en tout premier lieu, votre vision des choses remet sérieusement en cause, à la fois, les sentiments d’appartenance, la sécurité de l'emploi et donc l’investissement de chacun dans une association que vous voulez de moins en moins protectrice, en mettant en place des actes qui séparent , qui éclatent le collectif, plutôt que des actes fédérateurs.

 

Sur le principe de l’autonomie des établissements :

Alors que les intérêts, entre partenaires sociaux, sont communs, comment se fait-il que vous avanciez depuis l’ouverture des négociations la menace d’un plan unilatéral ?

C’est bien malheureusement ces postures autoritaires et de fermeture au dialogue qui ont amené les dirigeants de l’association à multiplier les échecs comme les plans de licenciements et les cessions d'établissement, échec,dont les victimes sont systématiquement les salariés.

Affirmer l’autonomie des établissements, au jour où justement les cartes peuvent être rebattues est incompréhensible, et il reste dans tous les cas à en démontrer le bien fondé.

Nombres d'éléments tendent à prouver le contraire. Et définir un établissement distinct selon des critères ne permettant ni au CSE de fonctionner, ni au « chef » d’établissement de négocier n’est pas réalisable puisque cela signifierait que l’autonomie de gestion n’est pas suffisamment pris en considération.

Et donc, à nouveau l’Areram se singulariserait et s’affaiblirait.

Aujourd’hui il est toujours question de la reconnaissance du rôle de la direction générale, et de la redéfinition de l’organisation de l’association pour la renforcer. C'est d'ailleurs dans ce sens

qu'après avoir recruté un responsable administratif et financier, vous procédez actuellement au recrutement d'un responsable des ressources humaines Pour les raisons que nous avons développé, nous refusons le fait d’encourager l’autonomie des établissements sans que vous nous fournissiez de véritables arguments, alors que la possibilité de ne pas prendre en compte ce critère de soi-disant autonomie des établissements, source à nouveau de polémique, aboutirait à un accord de mise en place d’un seul CSE où tous les salariés seraient représentés et élus par l'ensemble des personnels de l'Association".